Campus Tour Galeries Lafayette x SupdeMod

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Le Campus Tour porte les engagements de Go for Good, le mouvement des Galeries Lafayette pour une mode plus responsable et s’installe pour 3 jours place des Docks !


En partenariat avec SupdeMod, l’étape de Lyon est l’occasion, à travers des animations quotidiennes, une sélection de produits plus justes et plus durables, ainsi que des rencontres avec les équipes Ressources Humaines, de découvrir les convictions, mais aussi les métiers et les opportunités de carrière des Galeries Lafayette.


Etudiants ou non, rendez-vous du 1er au 3 octobres pour participer à toutes nos activités et en découvrir plus dans la bonne humeur !

#WeLoveFashionMovie – Mars : Polly Maggoo

Une émission de télévision, “Qui êtes-vous…”, s’intéresse au mannequin en vogue, Polly Maggoo. Elle suit Polly dans les défilés et dans son quotidien, permettant au prince héritier d’un royaume d’opérette de la découvrir et de tomber amoureux d’elle.


Critique acerbe et déjantée de la télé et de la mode, “Qui êtes-vous Polly Maggoo” est un film précurseur et loufoque. Les acteurs s’en donnent à cœur joie, et si l’ensemble est volontairement décousu, le résultat est un ovni hybride ravageur où même le générique de fin est une petite merveille. Les amateurs de films à scénario n’aimeront sûrement pas, pour les autres, foncez.


De plus, Michel Legrand qui vient de nous quitter signe la musique de ce film singulier : à découvrir sans modération !


Présenté par Matthieu TAMBURRINO en salle 9

Après la COP24, l’industrie du textile s’engage pour le climat

Les engagements pris durant la COP24 ont été jugés insuffisants par la plupart des ONG qui soulignent un manque de volonté de la part des Etats pour lutter contre le réchauffement climatique. Et pourtant, d’autres secteurs se sont mobilisés comme l’industrie textile qui s’est engagée à réduire ses émissions de gaz à effet de serre de 30% d’ici à 2030. On citera le géant H&M mais aussi Zara ou encore Gucci, grandes marques symboles du consumérisme qui ont décidé de se mettre en marche pour le climat.

La charte de l’industrie de la mode pour le climat, une avancée concrète ?

Au terme de la COP 24, les 197 Etats participantsont validé l’Accord de Paris de 2015. L’enjeu était de taille puisqu’il s’agissait d’énoncer les conditions d’application de cet accord d’ici 2020. Celles-ci sont désormais inscrites dans un Rulebook, un “mode d’emploi” qui va notamment définir les modalités de suivi et la transparence des actions qui doivent être menées par les Etats pour limiter la hausse de la température prévue à 2, voire 1,5°, d’ici 2100.

Mais au-delà des promesses, des discordes et des règles écrites dans un mode d’emploi, d’autres acteurs que les Etatsse trouvent concernés par la COP24 et s’engagent aux côtés des citoyens pour le climat. On peut véritablement parler de progression, aujourd’hui, dans une industrie qui fait partie des plus pollueuses : celle de la mode.

En effet, la COP24 a vu naître la Charte de l’Industrie de la mode pour le climat, sous le parrainage de l’ONU et plus particulièrement de la Convention-cadre des Nations Unies sur les changement climatiques. Une première dans le monde de l’industrie textile !

Ainsi, comme l’indique un communiqué de presse des Nations Unies, 43 grands groupes de l’industrie de la modeont signé une Charte qui contient 16 objectifs. Le but :  les engager àréduire leurs émissions de gaz à effet de serre de 30% d’ici à 2030, un objectif assez vague marquant cependant un premier pas dans la définition des objectifs de la COP 24 qui concernent la mode : réduire à néant les émissions nettes d’ici 2050 et atteindre la neutralité carbone.

Ce que l’on appelle neutralité carbone, c’est l’équilibre à atteindre entre le volume de carbone émis par les hommes et leur retrait de l’atmosphère.

La fast fashion en questions

pollution mode

La mode est le troisième secteur le plus polluant du monde, derrière l’énergie et l’alimentation, avec un impact chiffré à 10%des émissions totales de CO2. La signature d’une telle charte est donc plus que bienvenue même si elle peut paraître insuffisante face aux conséquences désastreuses de la mode sur l’environnement. Ce n’est pas pour rien que l’on parle de “l’usine du monde” asiatique : la chaîne de production de textile est extrêmement énergivore. Les cours d’eau, particulièrement ceux de la Chine, sont pollués par les produits chimiques utilisés par ce type d’usines.

La fast fashion, cette industrie qui renouvelle ses collections jusqu’à deux fois par semaine et qui a pour pionniers Zara et H&M, est le symbole du gaspillage à grande échelle : avec des milliers de magasins dans le monde, le volume de vêtements que l’on ne veut plus porter finit dans une décharge ou un incinérateur.

Le saviez vous ? D’après l’Agence américaine de protection de l’environnement(EPA), 84% des vêtements jetés aux Etats-Unis en 2016 ont fini dans en décharge ou incinérateur au lieu d’être recyclés ou réutilisés, par exemple pour devenir des fibres isolantes. En Europe, ce sont 5,8 millions de tonnes de textile qui finissent en décharge tous les ans.

Dans un système qui veut nous faire acheter toujours plus, les marques ont tendance à miser sur des stratégies marketing mettant en avant leur engagement pour l’environnement. Cependant, ce green washingne suffit plus au consommateur qui demande aujourd’hui plus qu’une communication. C’est une des raison pour laquelle cette Charte, même si elle est loin de résoudre tous les problèmes liés à la mode, marque un premier grand pas vers des actions concrètespour un réel changement.

industrie textile climat

Source : https://www.fournisseur-energie.com/

Que contient la Charte ?

La Charte est d’abord celle d’un constat symbolique,et de la reconnaissance de la responsabilité de l’industrie textiledans la catastrophe écologique qui s’annonce. Un constat de faiblesse, qui ne fait pas pâtir les ventes du secteur mais pousse un nombre croissant de consommateurs à boycotter ces marques.

En effet, parmi lessignataires, on trouve des poids lourds du prêt-à-porter, commeKering(propriétaire de Gucci ou Yves Saint Laurent), Adidas, Inditex, maison mère de Zara, Pull&Bear et Bershka, Stella McCartney, Puma et H&MGroup… associés à des organismes du secteur, des fabricants et des entreprises de transport.

La charte inclut aussi un engagement sur l’énergie : cesser, dès 2025, d’installer des sources d’énergie à charbon“Décarboner” la phase de production, c’est-à-dire éliminer les chaudières à charbon, et les remplacer par des sources d’énergies vertes renouvelables. Un enjeu encore plus important lorsque l’on connaît la taille des usines en Asie par exemple.

Autre point important : celui dutransport bas carbone. Une très grosse part des émissions de CO2 est encore émise par des véhicules routiers. Il faut donc que les géants de la mode s’emparent de cette problématique et choisissent des modes detransport non polluants, utilisant des biocarburants ou des énergies non carbonées.

usine vêtements

Et bien sûr, le choix des matériauxest l’un des aspects les plus cruciaux de cette Charte, et l’un des enjeux majeurs de la mode aujourd’hui, raison pour laquelle de nombreux consommateurs choisissent désormais de se tourner  vers des marques privilégiant les matières et la fabrication locales.

Plus que des efforts individuels, c’est à un véritablechangement systémiquequ’il est possible de rêver. A ce titre, de nombreux dirigeants des entreprises concernées (Puma, ou encore Burberry) ont insisté sur l’importance de la collaborationentre les acteurs du secteur pour changer les modes de production et de transport et favoriser l’économie circulaire et la réutilisation des matériaux.

Tous ces principes seront retravaillés et rediscutés au cours de l’année 2019, ce qui laisse espérer un changement assez rapide des habitudes des grands groupes. On peut aussi parier sur des sanctionspour les signataires qui ne respecteraient pas les engagements pris dans la Charte. Enfin, n’importe quelle entreprise ou organisation issue du secteur textile pourra la signer et participer aux groupes de travail qui vont suivre.

Désormais, aux autres grands pollueurs de la planète de prouver que la COP24 n’a pas été vaine !

La Cop24 : Mis à part cette avancée significative pour la mode et ses acteurs, il est toujours difficile pour les Etats des’accorder sur les règles du jeu climatique.La COP24 n’a pas fait exception à la règle. On peut citer d’abord le fait que les États-Unis, la Russie, l’Arabie Saoudite et le Koweït aient refusé de faire état d’un “accueil favorable” de l’alarmant rapport du GIEC  (Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat) au mois d’octobre dans le Rulebook, qui sert de mode d’emploi à l’Accord de Paris. Un “accueil favorable” du rapport du GIEC aurait signifié que les Etats sont conscients de l’urgence climatique. Au lieu de cela, seul un “prennent note” a été inscrit dans le Rulebook ; or, sans consensus de toutes les parties, le rapport du GIEC ne pouvait apparaître dans le texte. Un premier échec juridique.

Sources

http://bit.ly/2GMDiZe

https://www.novethic.fr/actualite/environnement/climat/isr-rse/cop24-peut-on-encore-sauver-le-soldat-climat-146685.html

https://fashionunited.fr/actualite/mode/des-grands-noms-de-l-industrie-de-la-mode-s-engagent-pour-le-climat/2018121119369

https://www.huffingtonpost.fr/2015/11/29/impact-textile-environnem_n_8663002.html

#WeLoveFashionMovie – Février : La Dolce Vita

LA DOLCE VITA de FEDERICO FELLINI – film de 1960

7 février – 18h – salle 9

Marcello Rubini, a quitté sa province italienne pour Rome dans le but de devenir écrivain mais est devenu chroniqueur dans un journal à sensations. Il fait donc la tournée des lieux dans lesquels il est susceptible de décrocher quelques scoops afin d’alimenter sa chronique.

Un soir, las de la jalousie maladive de sa maîtresse Emma, il sort avec Maddalena. Le lendemain, Sylvia, une grande star hollywoodienne fait son arrivée à Rome…

Palme d’or en 1960, c’est un film qui fit scandale et jugé sulfureux pour la société conservatrice italienne de l’époque. La représentation des classes sociales est montrée d’une manière très réaliste et choque par sa crudité, les paparazzis et les médias signent le début de notre époque contemporaine : un film visionnaire et incontournable pour tout cinéphile ! Une œuvre qui fait date dans l’histoire du cinéma avec le plaisir de découvrir ou redécouvrir deux monstres sacrés dans les rôles principaux : Le magnifique Marcello Mastroianni et la très glamour Anita Ekberg dans toute la splendeur de leur beauté…

Fashion Films – Université de la Mode-Lyon2

L’équipe pédagogique de l’Université de la Mode-Lyon 2 vous invite à une soirée de projections de fashion films organisée par les étudiants du Master 2 “Mode et communication”.

Rendez-vous le 13 février à 18h dans le Grand amphithéâtre de l’Université Lyon 2 au 18 quai Claude Bernard.